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Par l’ampleur du monde

je rêve d’un soupçon

de l’autre.

 

Comme un chant improvisé,

ou un champs de marguerittes,

mon cœur suspend

la respiration de la lune.

je veux parler à la mer

en savourant l’écume du soir.

Tout rit sous les parapluies.

Je veux goûter l’aurore

crépitante, pot de miel du ciel.

le carrousel mélange les ivresses.

je veux tourner sans cesse

à travers la terre flottante.

 

Par un soupçon du monde

je vis l’ampleur de l’autre.

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