le ciel sous ma semelle

Un temps les hommes pensaient que la Terre était plate, ils pouvaient y tracer des lignes droites et les suivre du proche au lointain, le bout du monde était l’extrême-loin-devant, celui que je n’atteindrai jamais, cantonné que j’étais à une vie à taille humaine, qui se frayait un chemin, si les Dieux le voulaient bien .

Un temps les hommes ont compris que la Terre était ronde, ils pouvaient relier les continents par les mers, ils pouvaient  » faire le tour » du monde, ils pouvaient même s’en rêver conquérants, le bout du monde n’existait plus, j’allais le maitriser en totalité, pourvu que je sache compter et progresser.

Un temps les hommes se sont souvenus que la Terre était vivante, que leur soleil n’était pas central, que la vie était immense , était partout et n’était pas encore, comme un frémissement du soleil sur la mer, le bout du monde s’actualisait à chacune de mes pensées, il y a autant de trajectoires que je peux émettre d’intentions, et, fils de Gaïa, je ne vais plus nulle part, je danse sa présence .

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