le journal de Happymam

 

je ne reporte plus à demain, car à demain, j’y suis ; )

Cyril Dion et Mélanie Laurent ont réalisé le film  » Demain  » , quelle ne fut pas ma surprise quand je le vis gagner le césar du meilleur documentaire !!
je me suis dit  » humm, quel bon signe ! »
Ce film ( mais surement vous l’avez déjà vu )recueille et présente des initiatives de transition aux quatre coins du monde ( d’où vient cette expression
me demande Maelle, le monde n’a pas de coin ! )
il suggère le programme politique de Colibris en en reprenant tous les thèmes ! nourriture, énergie, économie, démocratie, éducation
Ce sont ces thèmes que nous abordons ensemble en construisant notre oasis
oasis de vie et oasis ressource
pour que notre vie coule de source
que chaque jour nous ressource
pour que nous allions avec douceur et détermination vers un autre monde,
celui du partage .

construire nos maisons avec nos mains, sentir la Terre entre nos doigts,
la mélanger à la paille,la patouiller, la mixer, la manger ?, la déglutinouiller, la caresser, la projeter,la sculpter, la dessineravec,
construire nos vies avec nos mains,
reprendre à zéro,
repartir de nus sur la Terre où nous sommes venus au monde,
repartir à zéro
zéro c’est tout bo
c’est le commencement , c’est le cercle, c’est l’espace
et c’est l’humilité
et humilité et humus , ils sont tellement proches, qu’ils se murmurent des petits mots doux
des petits mots d’amour, aussi doux et câlins , que des petits pois dans leur cosse au printemps..

Si on pouvait tout arrêter et repartir à zéro, rêvait souvent Lucille
arrêter la Terre dans sa course folle et reconstruire
avec du sens
avec de l’intelligence
et de l’amour

quitter la prédation pour aller vers l’autonomie

Nous sommes en transition…nous quittons une ère de prédation énergétique pour aller vers l’âge de l’autonomie .

Dans l’ère de prédation énergétique , il y a à la fois, l’exploitation des énergies fossiles, et les modes relationnels d’exploitation de l’autre,
avec la croyance associée, dans les deux cas, que la survie n’est possible qu’à cette condition.

Dans l’ère de l’autonomie, il y a la connexion à une énergie renouvelable,inépuisable, infinie, accessible à chacun de manière équitable.

S’inscrire dans une économie cyclique, c’est inscrire nos échanges dans le flux du vivant , c’est s’inscrire nous-mêmes dans le mouvement naturel de la vie
en complicité, en intelligence, en conscience.

Se développe sur la Terre en ce moment-même, des modes de vie autonomes dans la conscience que cette autonomie préserve la vie et favorise le partage.
Alimentation, chauffage, transports, monnaies locales, systèmes d’échange , gestion de l’eau, etc…L’esprit de la permaculture réconcilie la sagesse ancestrale
du respect de la vie avec l’innovation vers un mode de vie d’économie optimale .

Or on trouve l’équivalent sur le plan relationnel, et j’y vois un lien qui a du sens.
Tant que les individus n’ont pas trouvé leur connexion à la Source, ils fonctionnent en prédateurs de l’énergie de l’autre . La logique de domination, généralement
inconsciente,est simplement le moyen pour des personnes non autonomes , de puiser l’énergie de l’autre pour assurer leur propre survie, sur le plan affectif, énergétique
matériel, financier, etc..tout cela s’inscrit dans la même logique de dépendance…La violence de la prédation étant alors une stratégie de défense venant masquer
un manque ontologique primordial .Ce manque correspond à un niveau de conscience encore en chemin , qui n’a pas découvert l’accès autonome à la Source…
Sur le plan relationnel, y accèder, permet de vivre alors des relations libres et autonomes ,d’empathie réciproque, où l’interdépendance est conscientisée et intégrée
comme la participation vivante et équanime à l’unité de L’univers.
La porte d’accès à cette énergie inépuisable est le coeur.

Or ce ce moment même , sur la Planète, nombreux , nombreuses, sont celles et ceux, qui vivent désormais dans cette dimension .
et qui diffusent par là même des organisations sociales basées sur la conscience de l’interreliance et de l’équanimité .

La paix est simplement une façon de se relier à la conscience de notre participation au flux de la vie.

La conscience évoluant avec le temps, l’expérience partagée, nous allons vers elle , et avec elle, la joie de la reconnaissance du sacré en chacun , de l’infini
en chaque coeur, de notre danse cosmique partagée .

 

De lien entre la politique et le développement personnel, bien -sûr qu’il y en a un!
Car de la vision de l’autre découle la conception de l’organisation sociale.
Or, tant qu’on se base sur une logique de survie, niveau du cerveau inférieur, l’autre est appréhendé comme un danger,et la cité comme un rempart de sécurité
séparant le commun du barbare…A ce niveau , tout ce qui est matériel est premier, la sécurité physique étant la priorité.l’économie devient le premier levier de
dynamique sociale, et nous en sommes encore là aujourd’hui.

Dans l’évolution, on accède à des niveaux de conscience plus évolués, qui correspondent aux possibilités du néo-cortex, où l’autre est perçu comme mon miroir,
où l’empathie devient possible; l’identité n’est plus appréhendée à partir de la cristallisation égotique, la forme culturelle repèrable, l’histoire, le passé, les
croyances partagées, l’aspect manifesté du sujet mais à partir de son aspect plus profond qui fait qu’un sujet est un sujet, son aspect dynamique, le verbe plutôt
que le nom, l’intersubjectivité, ce même processus d’où découle et le sujet et la possibilité de la relation à l’autre…l’organisation collective change alors de cap,
elle n’a plus besoin d’être un rempart, mais devient réseau, partage, connexion ,.ce que nous vivons avec Internet par exemple.

la dynamique d’évolution est alors le but de l’organisation politique, et la complexité des réseaux d’échange remplace les structures hiérarchique trop peu
malléables pour cette mutation permanente.

L’organisation politique devient alors au service de la vie, et les structures ne sont plus de solides remparts matériels, mais des signaux mobiles à l’image
des connexions neuronales…

c’est un autre rapport au temps aussi ,où c’est l’avenir qui nous fonde plus que le passé.

vertige pour les uns, euphorie pour les autres,
quoiqu’il en soit tous,
« nous sommes embarqués »….

 

syncronicité à la graine de courge..
hier matin sur la table de la cuisine je dispose en forme de coeur des graines de butternut pour dire à Mama et à Jp que je les aime ; hier soir Lulu m’appelle
et me dit qu’elle a fait une super soupe au potimarron avec des oignons des patates et du curcuma frais quec’était délicieux .. »et j’ai gardé les graines » me
dit elle avec insistance ( alors qu’elle n’était pas au courant de mon message du matin ) ; )

 

y a d’la magie dans l’air
j’ai adoré la partie de jeu du Tao que j’ai partagée hier : le sablier s’est mis à jouer avec nous!! il coulait, il s’arrêtait, il coulait, il s’arrêtait….
du coup on s’disait  » je te confie l’éternité …fais en bon usage !  » à croire que nos collectifs éphémères se mettent à scintiller, connectés qu’ils sont
à notre dimension intemporelle autant qu’à notre humanité de sable..

je me sens pleinement engagée dans une spiritualité ludique : )

le jeu du Tao invite à une spiritualité ludique

 

les collectifs intuitifs

OAsIs, voyelles…
O son du chakra-racine, connection à la Terre;
A son du chakra du coeur
I son du 3e oeil ou de la claire vision
ordonnées comme une montée de kundalini, les voyelles d’oasis content la croissance d’un bel arbre social : la connexion à la Terre-Mère vient redonner de la sève à
l’ouverture du coeur, qui donne accès à la claire vision…
oasis oasis Ah…

 

l’Oasis et le cercle
le cercle comme mode de gouvernance
comme outil de connexion et facilitateur de communication
comme structure sociale et architecturale ( la yourte, la maison paille-terre à l’africaine) et l’inscription dans le temps cyclique ( permaculture) , le temps vivant,
celui des saisons,
du 2,4,8 on préfère le 3, 6, 9  » dans la musique préfère l’impair  »
la courbe, le circulaire, l’arrondi , forme organique. Dans la nature, il n’y a pas de ligne droite
le changement passe par nous : les oasis comme possibilité d’amorcer un changement structurel à son échelle
la courbe c’est aussi le  » faire avec « , comme en permaculture . Un rapport à l’action qui privilégie l’être plutôt que le faire pour une efficacité de reliance
ou la synergie du collectif est directement proportionnelle à la reliance à soi de chaque individu

 

tisser du collectif à partir de nous en tant que sujet
se relier à partir de la partie la plus élevée de nous-mêmes
se relier à partir de ce qui en nous est capable de changement
la partie spirituelle , la partie active, celle qui dialogue avec le réel pour tisser du possible, la partie non objectivable, non pas la partie  » pensante  » au sens de l’intellect , du mental, mais la partie  » vivante « , en lien direct et sensible avec l’avenir, qui tisse
l’avenir à partir du choix de sa posture au présent
se connecter ensemble à partir de la partie de nous qui a le choix

réduits au statut de consommateur être citoyens devient problématique; un citoyen qui vote exerce t il un pouvoir différent que le consommateur qui donne sa voix
en donnant son choix ?

se relier à partir de ce qui en nous est capable de changement
la posture de responsablité
devenir responsable ne peut s’apprendre que par une pratique .
être responsable est une posture particulière liée au principe de subjectivation .